Quels sont les principaux risques associés à la construction d’une fondation superficielle ?

 

 

 

 

Toute construction de maison se doit de commencer par la création des fondations. Celles-ci peuvent être profondes ou superficielles. Ces dernières affichent une profondeur moins importante, mais elles constituent une bonne solution pour certains types de maisons. Si elles ne sont pas en adéquation avec le type de construction envisagé, elles présentent de très nombreux risques que nous allons découvrir dans cet article.

 

Risque de tassement

 

L’un des risques majeurs associés aux fondations superficielles est le tassement. Ce dernier se présente comme étant la déformation verticale du sol sous la charge de la structure. Lorsque les charges sont transmises aux fondations superficielles, le sol en dessous peut s’affaisser, entraînant un tassement inégal. Cela peut provoquer des fissures dans la structure et compromettre sa stabilité. Ce phénomène peut être aggravé par des facteurs externes tels que :

 

    • les vibrations dues à des machines lourdes ;
    • les variations saisonnières des niveaux d’eau souterraine.

 

Pour atténuer le risque de tassement, il faut utiliser des pieux de fondation, des géotextiles ou d’autres méthodes d’amélioration du sol.

Le tassement peut varier considérablement en fonction du type de sol et des conditions locales. En général, il est acceptable s’il est de 25 à 50 millimètres, mais dépassant ces valeurs, des mesures correctives doivent être prises.

 

Risque d’inadéquation des charges

 

La surcharge des fondations superficielles constitue un risque majeur. Elle peut entraîner des fissures dans les fondations, ou même provoquer un effondrement.

 

Pour minimiser le risque d’inadéquation des charges, il faut faire appel à un professionnel capable de créer une conception structurelle appropriée, comme DOM LEVAGE MANUTENTION. Il doit, dans ce cas, tenir compte de la charge permanente qui est le poids de la structure elle-même, et de la charge variable. Cette dernière peut être la neige, le vent, ou les charges d’exploitation.

 

Risque de glissement

 

Les fondations superficielles peuvent être sujettes au glissement, en particulier sur des sols inclinés ou non cohérents. Ce phénomène se produit lorsque la fondation perd sa stabilité et se déplace horizontalement sur le sol. Cela résulte de la pente naturelle du terrain, des forces sismiques, ou de charges latérales excessives.

 

Pour réduire le risque de glissement, des mesures de stabilisation doivent être prises : 

 

    • l’ancrage des fondations à l’aide de tirants d’ancrage ;
    • la mise en œuvre de techniques de renforcement du sol.

 

La résistance au glissement dépend de nombreux facteurs, notamment l’angle de frottement du sol, la cohésion du sol et la charge appliquée.

 

Risque de liquéfaction

 

Dans les régions sujettes aux séismes, le risque de liquéfaction est un facteur à ne pas prendre à la légère. Lorsque les sols sont saturés en eau, ils perdent leur résistance sous l’effet des secousses sismiques. Cela peut entraîner un affaissement rapide du sol, mettant en péril la stabilité de la structure.

 

Pour réduire le risque de liquéfaction, il faut densifier le sol et améliorer le drainage. L’utilisation des pieux qui pénètrent dans les couches profondes du sol est aussi envisageable. 

 

Risque de gonflement et de retrait du sol

 

Les sols argileux sont particulièrement sujets au gonflement, en cas d’humidité excessive, et au retrait en cas de sécheresse. Ces variations de volume du sol peuvent exercer des contraintes importantes sur les fondations superficielles, entraînant des déformations et des fissures.

 

Pour les prévenir, il convient d’adopter des techniques d’amélioration du sol, telles que : 

 

    • le compactage ;
    • la stabilisation chimique ;
    • l’utilisation de géosynthétiques.

 

Risque de dommages aux structures voisines

 

Lors de la construction de fondations superficielles, les travaux peuvent endommager les structures voisines. Cela résulte notamment des vibrations générées par les engins de chantier, les mouvements du sol et les charges de construction.

 

Les vibrations sont généralement mesurées en unités de vitesse de particules (mm/s) ou d’accélération (m/s²). Les niveaux acceptables de vibrations dépendent des normes locales et de la sensibilité des structures avoisinantes.

 

D’une manière générale, il faut surveiller les vibrations et mettre en place des dispositifs de confinement. Dans certains cas, il est préférable de discuter avec les propriétaires des bâtiments voisins pour trouver des solutions permettant de minimiser les perturbations.